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Reportage sur la transhumance festive par Florence Eldin

25 Novembre 2013

Reportage sur la transhumance festive organisée en janvier 2013 de Mornans à Valence par le collectif d'éleveurs drômois "Faut pas la boucler". Manifestation organisée pour protester contre l'obligation d'identifier électroniquement les bêtes et l'obligation de se fournir en béliers certifiés dans des centres d'insémination. Un film réalisé et monté par Florence Eldin.

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Le 07 Mars, audience au tribunal à Luxembourg, pour la plainte déposée par les éleveurs allemands, contre le bouclage électronique!

24 Février 2013

marche dans Valence avec des éleveurs Allemands, Espagnol et Français! (photo E. Breteau)

marche dans Valence avec des éleveurs Allemands, Espagnol et Français! (photo E. Breteau)

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Une demande de publication de réponse à "l'agriculture drômoise"!

14 Février 2013

 

Droit de réponse du Collectif des Eleveurs Drômois « Faut pas la boucler ! »

 

La lecture de l’article du 8 février 2013 de l’Agriculture Drômoise nous laisse rêveurs…

Nous ne pensions pas qu’un journal d’informations agricoles qui se veut l’image de « l’agriculture Drômoise » soit aussi mal informé. Concernant la transhumance qui nous a mobilisés du 28 janvier au 1er février, nous avons eu de nombreux soutiens (éleveurs, consommateurs, médias etc.). En ce qui concerne la journée du 1er février à Valence, nous ne rentrerons pas dans l’habituel chiffrage de l’affluence (suivant la police ou suivant les manifestants !). Tout le monde connait la valeur des ces estimations. La préfecture ne nous a pas reçus car nous l’avons choisi. Nous avions le choix entre une réception en préfecture ou l’autorisation d’entrer dans Valence avec nos bêtes. Nos brebis et chèvres n’ayant jamais vu la préfecture de près, elles ont préféré cette visite à une rencontre de leurs bergers avec quelqu’un qui ne les aurait pas écoutés.

Nous insistons sur notre indépendance syndicale et rappelons que tous les syndicats ont été invités à s’exprimer devant la préfecture. Ce n’est pas de notre faute si seule la Confédération Paysanne et la Coordination Rurale ont pris la parole. A vous lire, être écologiste semble être une marginalité douteuse ; nous pensons que les quatre conseillers généraux présents apprécieront. Pourquoi avoir passé sous silence l’ampleur Européenne du mouvement en taisant la présence des représentants des éleveurs Allemands qui eux se sont fédérés (toutes tendances confondues) contre la cohorte d’obligations et portent l’affaire devant le tribunal Européen du Luxembourg, ce que vous ne pouvez ignorer puisque la France a transmis à ce même tribunal un réquisitoire de défense de l’identification électronique !! Etait aussi présent un représentant des éleveurs Espagnol.

Nous pouvons parler des soutiens du Royaume Uni et de l’Irlande (« petits producteurs d’ovins ! »), de Mr Mariton et Mme Rivasi. Se sont également exprimés Agribiodrôme, Marie-Monique Robin, Mr le maire de Châteauneuf du Rhône, ainsi que les représentants de Pièces et Main d’œuvre (que vous qualifiez d’anarchistes) et qui n’étaient que deux !

A l’heure des moyens de communication moderne, il nous semble que vous devriez arrêter de marginaliser les évidences de manière aussi grotesque et assurer une information complète par simple respect de vos lecteurs.

 

Le collectif des Eleveurs Drômois

 

 

 

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12 Février 2013

http://www.bastamag.net/article2926.html

Risque sanitaire

Traçabilité alimentaire : la puce électronique pour les élevages est-elle vraiment la solution ?

Par Sophie Chapelle (12 février 2013)

Pour mieux tracer viandes et produits laitiers, et limiter les crises sanitaires, l’Union européenne impose désormais une puce électronique pour les animaux d’élevage. Cette puce « RFID » sera obligatoire pour les chèvres et les moutons d’ici juillet 2013. Les petits éleveurs protestent. Ils voient dans ce marquage du vivant un moyen d’industrialiser toujours plus les pratiques, et lui préfèrent la relocalisation de la production, les circuits courts et le tatouage, infalsifiable. Pendant que scandales et fraudes entachent l’industrie agroalimentaire et ses multiples intermédiaires, ces éleveurs risquent d’être lourdement sanctionnés. Reportage dans la Drôme lors d’une transhumance contestataire.

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« Nos brebis ont déjà une boucle avec un numéro à chaque oreille. On nous bassine avec la traçabilité en nous obligeant maintenant à les identifier avec une puce électronique. C’est pas les brebis qu’ils veulent tracer, ce sont les éleveurs ! », s’emporte Ingrid Louis. Éleveuse de brebis dans la Drôme, elle est soumise à l’obligation d’identifier électroniquement les animaux qui naissent sur son exploitation depuis juillet 2010. Une obligation qui sera étendue aux ovins et caprins adultes à partir de juillet 2013 [1].

A quelques pas d’Ingrid, Laure Charoin arbore fièrement un T-shirt « ni pucé, ni soumis ». Membre du collectif des éleveurs de la Drôme, elle co-organise la « transhumance festive » de Mornans (Drôme) à Valence. « Vu qu’on ne nous écoute pas, on fait du bruit », lâche l’éleveuse de brebis laitières. Elle partage avec les autres éleveurs de profondes inquiétudes « sur l’avenir d’une société qui puce de plus en plus largement les êtres vivants et qui ne voit de salut que dans toujours plus de technologie ».

Une gestion informatisée pour une meilleure traçabilité ?

Initiée en 2005 à l’échelle européenne [2], la réforme de l’identification et de la traçabilité des moutons et des chèvres a officiellement pour but « d’améliorer la gestion des crises sanitaires liées aux maladies animales ». Par quels moyens ? Avec les identificateurs électroniques, savamment nommés transpondeurs, mais mieux connus sous le nom de puces RFID (Radio Frequency IDentification). Les cartes de transport comme le pass Navigo ou les passeports biométriques, sont déjà équipés de ces puces. Accrocher une puce RFID à l’oreille des moutons et des chèvres permettrait une gestion informatisée des troupeaux, considère la Direction générale de l’Alimentation, qui y voit un moyen de limiter les risques sanitaires.

Une fois enregistrées dans les lecteurs de puces, les informations sont envoyées aux différents établissements départementaux de l’élevage, qui gèrent les bases de données et l’identification des animaux. « Mais qui donc a tant besoin de cette traçabilité, de cette rapidité ? interroge une militante, Sylvette Escazaux. Les petits éleveurs ? Non, c’est l’industrie qui a besoin d’aller toujours plus vite, de suivre son produit à la trace... Car l’industrie n’élève plus d’animaux : elle gère des produits. » L’affaire de la viande de cheval vendue comme du bœuf à l’industrie agroalimentaire ne peut que leur donner raison : la traçabilité n’a pas fait défaut, mais l’absence de contrôle par les firmes et la multiplication des intermédiaires, sous-traitants et traders de matières agricoles.

« Gadget high tech » ou localisation de la production ?

« On avance des raisons sanitaires comme celle de retrouver la descendance, relève Jean-Louis Meurot, éleveur de brebis laitières. Mais cette guerre aux microbes se révèle être une guerre au monde vivant, alors que les épidémies relèvent de faits exceptionnels. On conditionne nos vies à des crises épisodiques. » Pour le collectif des éleveurs de la Drôme, « c’est l’intensification des productions, des échanges internationaux et l’industrialisation qui engendrent les risques sanitaires, et non les élevages extensifs ». « C’est la localisation de la production qui améliorera les capacités de suivi et la qualité, et non un gadget high tech ! » lâche une éleveuse.

La plupart des participants à la transhumance confient ne pas être devenus berger ou éleveur pour travailler derrière un écran, ni pour suivre les procédures standard concoctées par des « experts ». « On vise à tout centraliser dans des banques de données mais la vie ne doit pas se laisser enfermer dans des fichiers d’ordinateur. On travaille beaucoup à partir de connaissances empiriques ou intuitives, insiste Jean-Louis. Que l’on ne nous impose pas des façons de faire contraires à la manière de voir notre métier ! » Ils craignent de devenir des sous-traitants de l’industrie de la viande et de perdre toute autonomie.

Face à la puce RFID : les tatouages infalsifiables

« Améliorer la traçabilité via une boucle plastique, qu’elle soit électronique ou non, ne change rien », estime Laure. Elle tient déjà un carnet d’agnelage dans lequel elle note le numéro de boucle de l’agneau, son sexe, sa date de naissance, la mortalité et le numéro de la mère. Un double de ce carnet est envoyé à l’établissement départemental de l’élevage. « 95 % des abattoirs n’ont pas de lecteurs de puces, ils continuent de noter à la main », souligne t-elle.

Faciliter les conditions de travail des éleveurs est l’autre argument avancé par le ministère de l’Agriculture. « Cela a peut-être un intérêt pour les gros élevages mais pas pour les petits troupeaux », nuance Cécile, qui élève une soixantaine de chèvres. Suite à un contrôle en 2010, elle a été obligée d’identifier électroniquement son troupeau. « Nous ne sommes pas équipés en lecteur de puces, on continue donc à noter manuellement. » Elle juge cette obligation « complètement absurde » alors que le système actuel d’identification – une boucle classique à chaque oreille – assure une traçabilité amplement suffisante.

S’il faut davantage renforcer la traçabilité, les éleveurs préconisent le tatouage, infalsifiable, contrairement à la puce RFID qui peut facilement être « grillée si elle est soumise à une forte variation de champ magnétique » souligne la Confédération paysanne de PACA. « Pour soigner, sélectionner et identifier nos animaux d’élevage, nous demandons simplement à ce que soit respectée notre liberté d’en choisir les moyens, du moment qu’ils sont fiables et éprouvés depuis longtemps », résume Cécile.

Éleveurs honnêtes mais sanctionnés

Pour le moment, la Direction départementale de la protection des populations (l’ancienne Direction des services vétérinaires) n’a laissé aucun choix à Etienne Mabille. En avril 2012, un représentant de l’Agence des services et de paiement est passé chez lui et a relevé qu’une quarantaine de brebis étaient « hors circuit ». Comprenez : sans puce électronique. La sanction n’a pas tardé : perte de la prime ovine (18 à 20 euros par bête), laquelle entraîne d’autres suppressions d’aides financières (primes « agriculture de montagne », « maintien en agriculture biologique », « aides sur la production fourragère »). Soit environ 8 000 euros sur 12 000 euros perçus habituellement. Etienne a fait une demande de suspension de ces décisions auprès du Tribunal administratif de Grenoble. La demande a été rejetée. Le jugement sur le fond aura lieu dans quelques mois. Il n’a pourtant jamais trompé personne sur l’origine de sa viande ou de son lait...

Le cas d’Etienne Mabille a poussé nombre d’éleveurs à réagir, à l’instar d’Yvan Delage. « Même si on s’assoit sur l’aspect économique en refusant les aides agricoles, nos animaux sont considérés comme des matériaux à risque car ils ne sont pas identifiés électroniquement. Quand les abattoirs auront la consigne de ne plus prendre nos animaux, que va-t-on faire ? » En guise de réponse, le préfet de la Drôme s’est fendu d’un communiqué à la presse rappelant que « tout contrevenant s’expose à des sanctions administratives et pénales » et notamment à des amendes de « 150 à 450 euros par animal ». De quoi fragiliser encore plus les nombreux élevages déjà en situation précaire. Industrie agroalimentaire et traders de produits agricoles, eux, se portent à merveille.

Puces RFID : un marché lucratif

L’État subventionne jusqu’en juillet 2013 l’achat de puces électroniques à hauteur de 70 centimes sur un euro d’achat. Ensuite, les éleveurs paieront l’identification « plein pot » alors que les boucles classiques avoisinent les 0,20 centimes d’euros. Un surcoût auquel il faut ajouter l’achat du lecteur de puces, de l’ordinateur et du logiciel. Alors, pourquoi mettre en place un outil plus cher qui n’apporte, selon ses détracteurs, rien de plus en terme de traçabilité ?

Vincent Delmas, éleveur et porte-parole de la Confédération paysanne de la Drôme, esquisse un début de réponse : « Aujourd’hui, une boucle électronique, c’est 1 euro pour chacune des 7,5 millions de brebis et chacun des 7,5 millions d’agneaux qui naissent environ chaque année. Je vous laisse faire le calcul... ». Dès 2007, la Commission européenne estimait dans une note sur les RFID « que le marché européen pourrait passer de 500 millions d’euros en 2006 à 7 milliards d’euros en 2016 ». En 2012, il se serait vendu près de 4 milliards de puces RFID dans le monde, contre 3 milliards en 2011.

Aucun recyclage prévu

Autre problème : rien n’a été prévu pour la collecte et le recyclage des boucles électroniques. Fabriquée à partir de silicium, d’argent, de plastique et de cuivre, la puce RFID n’est même pas soumise à la taxe écoemballage, relève Etienne Mabille. Une étude, rapportée par l’association Pièces et Main d’Oeuvre, a mesuré les ingrédients nécessaires à la fabrication d’une puce de 2 grammes. Total : 1,7 kg d’énergie fossile, 1m3 d’azote, 72 grammes de produits chimiques et 32 litres d’eau. « Par comparaison, il faut 1,5 tonne d’énergie fossile pour construire une voiture de 750 kg. Soit un ratio de 2 pour 1, alors qu’il est de 630 pour 1 pour la puce », souligne l’association.

Une partie des éleveurs a aussi des doutes sur l’innocuité du bouclage électronique. « Boucles plus lourdes et plus serrées, risque d’arthrite augmenté, sensibilité aux champs électriques. Cela nous semble contraire à l’attention portée au bien-être animal », écrit le collectif. A défaut de recul sur la nocivité ou non de ces puces, les éleveurs s’estiment « en droit de refuser d’infliger la pose d’un appareillage électronique à cinq centimètres des cerveaux de nos animaux, tout au long de leur existence ».

Vers une société qui puce les êtres vivants ?

« L’élevage a toujours été un excellent laboratoire pour faire ce que l’on fera ensuite sur les hommes », redoute Yvan Delage. Le collectif des éleveurs drômois a rédigé une motion qui a reçu le soutien de 70 communes. Ils sollicitent une rencontre avec le ministre de l’Agriculture pour demander la levée de l’obligation de cette identification électronique. Certains pays européens comme l’Autriche, l’Angleterre et l’Irlande ont refusé les puces et conservé les moyens d’identification traditionnels, comme les boucles et les tatouages.

En France, plusieurs collectifs contre le puçage électronique des élevages se sont créés, en Ariège, dans la Drôme et dans le Tarn et Garonne. Ils refusent que la conduite de leurs vies et de leurs élevages soit soumise à des systèmes automatisés. Des sociétés où la confiance envers les éleveurs est remplacée par les lecteurs de puces RFID. « Nous n’avons pas besoin de machines, mais d’humanité » écrit à ce sujet le collectif Pièces et mains d’oeuvres. Etienne Malville assure : « La puce électronique n’est pas un sujet d’élevage, c’est un sujet de société ».

Texte et photos : Sophie Chapelle

@Sophie_Chapelle sur twitter

Notes

[1] C’est déjà le cas pour les chevaux depuis 2008, et les bovins ne devraient bientôt plus y échapper.

[2] Voir le règlement (CE) n°21/2004. La réglementation européenne traduite en droit français par l’arrêté ministériel du 19 décembre 2005 « impose aux éleveurs ovins et caprins l’obligation d’identifier leurs animaux nés à partir du 1er janvier 2010, au moyen d’une puce électronique individuelle ».

 

 

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Une fable de Alain Gautron "La chèvre et l'ordinateur"

7 Février 2013

 

La chèvre et l'ordinateur par Alain GAUTRON- La plume Bleue

 

Debout face à la mangeoire,

Biquette attend son dîner.

Elle aimerait aussi boire,

Car il fait chaud, c'est l'été.

 

Mais hélas, point de repas !

Un haut-parleur lui grésille :

-L'ordinateur-ne-veut-pas,

Non-tu-n'auras-rien-ma-fille !

 

-Pourtant j'ai fait comme il faut,

Dit la bête pathétique,

On m'a greffé sous la peau

Une puce électronique,

 

Et jamais un seul faux pas,

J'ai toujours été gentille...

-L'ordinateur-ne-veut-pas,

Non-tu-n'auras-rien-ma-fille !

 

Au comble de l'affliction,

Biquette enrage, fulmine.

Et personne à l'horizon,

Que cette infâme machine !

 

Par bonheur un écolier

Qui passait là d'aventure,

Lui donna par la clôture

La moitié de son goûter !

 

Vive la pensée unique

Et la puce électronique !

 

AG

 

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Une fable de Pistil "FAUT PAS PUCER Meeh Meeh ! DANS LES ORDIS"

7 Février 2013

 

FAUT PAS PUCER Meeh Meeh ! DANS LES ORDIS

par PISTIL

 

 

Dialogues entendus lors d'une transhumance

entre des troupeaux cheminant vers Valence.


Bergers et éleveurs étaient bien remontés

à l'inverse le bétail semblait enchanté.

 

« Cette nouvelle boucle vous va à ravir

chère consœur, mais à quoi peut-elle bien servir ? »

commente une brebis à la robe noire

« j'ai ouï dire qu'elle était obligatoire ? »

« Ce qui importe rétorque alors la suivante

c'est de soutenir les techniques innovantes.

Nous n'allons pas revenir aux antiques tattoos.

Voyez ces boucles qui clignotent de partout !

Regardez donc, la mienne est du tout dernier cri :

j'ai MP3 et une option sur pleins d'applis ! »

« La mienne fait smartphone et capte le 3G »

bêle une brebis un tant soit peu plus âgée.

« Voyez la mienne! Elle fait 50 giga d'agneaux !

C'est la nouvelle tablette sans bitoniaux. »

 

Toutes tentent de convaincre la rebelle.

Une chèvre, grâce à Facebouc, à la vie belle.

Si l'une se perd on pourra la retrouver,

que de bonnes raisons qu'elle se doit d'approuver.

 

N'oublions pas que la fin de cette histoire

les conduira toutes, sans faute à l'abattoir.

 

Frères endormis, attendez vous à la pareille

vous ne nierez pas qu'on vous a mis la puce à l'oreille

 

www.lepistil.fr

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Courrier de soutien de Mr Mandrin, Maire de Châteauneuf-du-Rhône, présent le Vendredi 1/02 à Valence devant la Préfecture

7 Février 2013


CNIP Drôme
12, allée des Tilleuls,
26780 Châteauneuf-du-rhône.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Contre la marchandisation intégrale du vivant
Christian MANDRIN, Président du Centre National des Indépendants et Paysans de la Drôme (CNIP, parti fondateur de l’UDI, présidée par Jean-Louis Borloo), Maire de Châteauneuf-du-rhône, Vice Président de la Communauté d'Agglomération de Montélimar, apporte son soutien à l'action des responsables de la Transhumance Festive.
Homme de centre droit, j'ai toujours accordé d'avantage de crédit aux urnes qu'aux manifestations de rue et, lecteur de Philippe Murray, moins encore aux festives. Pour autant les bouleversements irrationnels du monde présent me pousse à revoir ce jugement. En effet, lorsqu'il s'agit d'une telle attaque portée contre la vie même et que l'on impose à nos éleveurs de « fliquer » à l'aide de puces électroniques leurs troupeaux de chèvres et de moutons, peu m'importe désormais les moyens : « Trop c'est trop ! » Contre « la France d'en haut », souvent Bruxelloise, celle qui fréquente rarement le terrain, mais souvent les « bars à eaux », toujours prête à faire table rase du passé et qui, à défaut de comprendre quoique ce soit à l’élevage, cyniquement se rabat sur la science comme à une bouée de sauvetage, il me semble important d'agir. D’agir face à ces décideurs à qui la tête en bourdonne, « rentabilisez-nous tout ça !», et qui exigent à présent « une viande standardisées de la victoire du fric », comme le « gin de la Victoire » que savourent les héros du Georges Orwell de 1984.
Car nous en seront là demain, si nous n'agissons pas, chacun résigné à « aimer Big Brother », à manger des viandes technologiquement parfaites, simples nutriments destinés à nous aider à supporter protéiniquement les angoisses de la vie.
Ne rions pas ! C'est ce que l'on nous propose.
Mais notre indépendance au CNIP est notre liberté. Devoir de liberté qui, au delà des clivages politiques, nous pousse à soutenir une poignée d'éleveurs, obstinés dans leur façon exceptionnelle de travailler et bien décidés à préserver ce qui risque d'être perdu : « à la fois une avant-garde, un dernier carré, une réserve de savoir-faire et surtout la promesse d'y re-gouter ! »
Contre les acteurs du sous-élevage industriel et de sa distribution planifiée dans nos assiettes appauvries, j'en appelle aujourd'hui, aux acteurs politiques des deux rives, mais aussi à tous ceux qui peuvent encore s'émouvoir au souvenir d'un blanquette de veau, au parfum d'un gigot de sept heures, à tous ceux pour qui les mots alpage, nature, rythme des saisons, parlent encore, à tous ceux qui refusent la marchandisation intégrale du vivant et qui refuseront, après celle de l'élevage, la confiscation par les mêmes, demain, du génome céréalier, à venir soutenir, comme je le ferai, ce vendredi 1er février 2013, la Transhumance Festive !
Contact : Denis ABOUT : 06 98 91 01 05

 

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Texte de Michel Meuret, chercheur à l'INRA, pour la soirée de clôture au cinéma Le Navire, à Valence

7 Février 2013

Intervention au débat public organisé par un collectif d’éleveurs de la Drôme sur le thème : « Stop à l’industrialisation de nos élevages »

Cinéma Le Navire

Valence, Drôme

31/01/2013

Directeur de recherche à l’INRA, ma spécialité porte sur les systèmes d’élevage pastoraux et plus particulièrement les savoirs et pratiques d’éleveurs et de bergers. Je travaille depuis près de 30 ans avec des éleveurs caprins et ovins de la Drôme, dont plusieurs sont membres du collectif.

Pourquoi ai-je été invité ce soir à vous faire partager mon point de vue de chercheur ? Car je valide malheureusement les inquiétudes des organisateurs au sujet de la menace d’industrialisation de leurs élevages. C’est une menace qui touche l’Europe entière, et aussi bien d’autres pays dans le monde. L’identification électronique en est l’une des composantes récentes.

Elle a pour origine officielle le stress provoqué en Europe par des maladies du bétail susceptibles de se transmettre aux humains. Et ceci lié au fait que, aujourd’hui, les premiers outils des éleveurs sont les moyens de transport. Au sein de l'Europe, et même plus loin, les animaux circulent de plus en plus fréquemment. Ils circulent par camions et par bateaux, pour l’achat et la vente, mais aussi au cours de leur vie, notamment les animaux à viande. Et ils circulent par des voies pas toujours très « claires », comme on a pu le constater à l’époque de la crise de la « vache folle ». L’idée était donc de mieux prévenir le risque sanitaire, en étant certain d’avoir identifié tous les animaux, et en sachant presque constamment « qui est où et quand ? ». Quand il y a de gros effectifs, et que ceux qui organisent le transport ne sont pas les éleveurs, il faut pouvoir repérer chaque animal avec certitude et à la vitesse de sa montée ou de sa descente dans les camions et les bateaux.

Seconde raison, qui provient cette fois de l’intérieur de la profession d’élevage : il y a de moins en moins d’éleveurs en Europe, mais il y a à peu près toujours autant d’animaux, ce qui signifie que les élevages qui restent sont de plus en plus gros. Plus d’animaux, nettement moins de travailleurs : la plupart des éleveurs ont, de fait, changé de métier. Ils gèrent de véritables usines, où ils ne voient plus guère leurs bêtes. Pour les diverses tâches, ils ont recourt à des ouvriers spécialisés. En tant qu’exploitants, ils ont plutôt les yeux sur des écrans d’ordinateurs, les cours des produits, les aides agricoles, leur comptabilité d’exploitation, etc.

Nous n’allons pas faire ici ce soir comme dans certaines publicités à la télévision sur les fromages ou la viande : faire semblant que cet élevage industriel n’existe pas. Il existe, et il existe même de plus en plus, car il est encouragé par les grands groupes de distribution et aussi par les capitaux qui visent l’exportation. L’animal y est traité comme une « machine ». Tout est organisé pour « optimiser son potentiel génétique » de production dans des conditions très simplifiées et artificialisées. Cet animal ne vit en général pas longtemps et surtout il n’est connu de l’éleveur que par son numéro d’identification. Il n’est repéré que lorsqu’il commence à poser des problèmes. Pour ces élevages, c’est somme toute assez logique d’adopter une technologie d’identification électronique de chaque animal.

Mais là où je rejoins les organisateurs de cette transhumance, ainsi que les réalisateurs du film « Mouton 2.0 », c’est quand, sous prétexte de crises sanitaires, on commence à tout confondre : élevages industriels avec élevages paysans ; très gros troupeaux avec petits troupeaux ; éleveurs qui envoient et reçoivent des bêtes par camions dans toute l’Europe avec éleveurs qui transhument, eux aussi par camion, mais uniquement d’un massif à l’autre ou d’une vallée à l’autre ; éleveurs qui n’ont plus le temps, ou parfois plus l’envie, de connaître leurs bêtes avec éleveurs dont la relation de travail quotidienne avec l’animal, et plus généralement avec le vivant, est l’essence même du métier, de ses savoir-faire, et de ses plaisirs à travailler.

Pourquoi on confond ? Je crois qu’on n’a pas pris le temps de discriminer, de clarifier le fait que, lorsqu’on dit aujourd’hui « élevage », et « mouvements d’animaux » en Europe, on s’adresse en réalité à des situations, à des pratiques de travail, extrêmement différentes. Et je dis « on », plutôt que l’« administration », car il me semble bien que nous avons tous ici une part de tord : les organisations d’éleveurs, les élus, et même les chercheurs.

Je m’en explique, en m’adressant aux collectifs d’éleveurs m’ayant invité ce soir. Avec vos alliés, et cela y compris des élus et des consommateurs, vous avez à encore mieux faire reconnaître vos spécificités, vos pratiques et vos savoir-faire. Les journées « De ferme en ferme », c’est bien, mais à l’échelle nationale ou européenne, ça ne suffit visiblement pas.

Expliquez, ou plutôt, expliquons, que vous n’êtes pas des clandestins, ni revendiquez à le devenir, dissimulés dans vos vallées et vos montagnes avec des bêtes d’origines inconnues, mais que vous êtes bien en vue dans l’espace public, comme ce soir pour ce débat, avec vos multiples contrats et conventions de pâturage, cahiers des charges de produits locaux, biologiques, etc. Expliquez que, même avec des troupeaux de plusieurs centaines de brebis, vous avez l’œil pour repérer la brebis boiteuse, celle qui a une mammite, où celle qui va bientôt mettre bas. Vous êtes déjà munis de vos boucles de numérotations auriculaires, ainsi que vos carnets d’élevage tenus à jour, et vous avez surtout la connaissance de « qui est dans le troupeau », ou qui n’y est plus depuis telle ou telle date, et pour quelle raison. Ceci fait partie intégrante de votre métier, de votre savoir-faire.

Expliquez que vous maitrisez fort bien vos mouvements d’animaux, et surtout que vos animaux ne « sortent » quasiment jamais de votre logique annuelle de calendriers d’élevage et de pâturage, sur un territoire circonscrit et qui ne fluctue pas constamment. Expliquez aussi que vous n’aurez aucun gain de temps, ni travail facilité, à devoir circuler dans vos bergeries ou sur vos alpages avec des scanners à main, ou des ordinateurs portables, pour mieux identifier vos bêtes. Vous les connaissez souvent une par une, et toutes vous connaissent, certaines répondant même à leur nom. Quand parfois, en tant que berger salarié, vous ne les connaissez pas encore, vous apprenez vite à les connaître, et inversement.

Nous avons, ensemble, à expliquez aussi que vos petits élevages, pour rester « robustes » et « performants » économiquement, socialement et écologiquement, doivent rester fondés sur de la souplesse, de l’ajustement et de la mobilité. Dans votre cas, tout n’est pas programmable en début d’année. En matière de météo et de ressources alimentaires au pâturage, une année n’est pas l’autre, une saison n’est jamais totalement prévisible. Et contrairement à ce qui se pratique dans les élevages industriels en bâtiments, vous ne cherchez pas à stabiliser et sécuriser votre niveau de production à grands renforts d’aliments achetés, ou avec des achats et des déstockages rapides d’animaux.

Souplesse, ajustement, mobilité : il vous faudrait donc assurément des puces Rfid et des GPS. Mais non car, chez vous, il s’agit de mobilité locale, parfois même micro-locale, organisée chaque année sur des territoires déjà bien connus de vous et de vos bêtes, pas à travers plusieurs frontières et océans. Quand vos brebis montent dans un camion, généralement vous suivez derrière, ou plus généralement devant. Vous n’êtes donc pas dans le cas de figure qui a généré le stress suite aux crises de type « vache folle », où 4 ou 5 personnes différentes, et ne parlant généralement pas la même langue, transportent des animaux comme ils le font avec des marchandises en containers.

L’identification électronique ne devrait donc pas s’imposer à tous sans plus de discernement. Au départ, je confirme d’ailleurs qu’elle s’adressait à des systèmes d’élevage d’un genre bien différent des vôtres. Et puis, pour raison de commodité, d’homogénéité des moyens de contrôles, et surtout par manque de temps de réflexion et de discrimination, on vous l’impose à vous également. C’est donc fort heureux que vous provoquiez le débat publiquement.

Michel Meuret

Zootechnicien et Écologue

Directeur de recherche à l’INRA

meuret@supagro.inra.fr

 

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Demain marchez nombreux sur Valence centre !

31 Janvier 2013

Demain marchez nombreux sur Valence centre !

Demain Vendredi 1er Février

Départ à 9h00 de la sortie n°33 de la voie de contournement de la ville et faire 100m en direction de Valence au rond point. Arrivée à la Préfecture vers midi.



Les chanteurs de "l'émeute" nous accompagnerons de leurs chants révolutionnaires.

Rencontre avec des élus. Pique-nique tiré du sac et temps de parole devant la Préfecture.

Retour à l'entrée de Valence en fin d'après-midi.

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Crest-Montmeyran - mercredi 30 janvier

31 Janvier 2013

Crest-Montmeyran - mercredi 30 janvier

Beau temps et bonne mobilisation pour cette étape. La traversée de Crest se fait par la zone industrielle et les passants regardent amusés notre cortège. Les organisateurs n'économisent pas leur énergie pour mener la transhumance à bien.

Crest-Montmeyran - mercredi 30 janvier
Crest-Montmeyran - mercredi 30 janvier
Crest-Montmeyran - mercredi 30 janvier
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Valence en chantant...

31 Janvier 2013

Deux petites chansons, une qu'on chantera demain à Valence, sur l'air du chant des partisans, l'autre sur l'air de la Marseillaise à partager.

Le chant des paysans

Ami, le sens-tu ce voile noir qui s’abat sur nos bêtes
Ami, l’entends-tu ce bruit sourd du lecteur éRéFIDe
Ohé, paysans, citoyens zet enfants , y’a urgence
Ce soir c’est promis, nous ferons tous en sorte que çà cesse

Montez de la ville, descendez des collines, dans la plaine
Sortez de la paille , du fumier, du purin, les antennes
Ohé les wifi, paraboles zet puces, ça va chauffer
Ohé ogm et gaucho et pac pac, on va craquer

C’est nous qui brisons les tabous, les non-dits pour nos frères
HACCP, étiquettes, bordereaux , hautes sphères
Il y a des endroits où les gens sur nos vies font des paris
Ici, nous, vois-tu, nous on marche, nous on sue, nous on sourit

Ici , chacun sait ce qu’il veut, ce qu’il fait sur la terre
Brebis sacrifiées sur l’autel des profits, çà faut ‘l’faire
Demain nous voulons que la laine et le lait et l’agneau
Sur nos corps , dans nos gorges et gosiers librement coulent à flots

Ami, le sens-tu ce voile noir qui s’abat sur nos bêtes
Ami, l’entends-tu ce bruit sourd du lecteur éRéFIDe
Ohé, paysans, citoyens zet enfants , y’a urgence
Ce soir c’est promis, vous ferez tous en sorte que çà cesse …OOOOOOOOOOO

Sur l'air de la Marseillaise :

Allons enfants de la fratrie
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie
L’étendard sans puce est levé !
L’étendard sans puce est levé !

Entendez- vous en plaines et montagnes
Mugir, veaux, vaches, cochons, brebis ?
Ils viennent jusque dans la ville dénoncer la mort de nos campagnes !

Aux arbres citoyens !
Jetez vos médaillons !
Marchons ! marchons !
Qu’un monde sans puces
Abreuve nos sillons !

Amour sacré de la vraie vie
Conduis, soutiens nos pas rageurs !
Liberté, liberté chérie
Combats avec tes défenseurs !
Combats avec tes défenseurs !

Sous nos fanions que la victoire
Accoure pour nos fières brebis
Et que les gouvernants repentis
Voient ton triomphe, notre victoire !

Aux arbres citoyens !
Jetez vos médaillons !
Marchons ! marchons !
Qu’un monde sans puces
Abreuve nos sillons !

Valence en chantant...
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Extraits radios

31 Janvier 2013

Extraits radios

Message de Laure Marconet sur le répondeur de là-bas si j'y suis - France Inter - 13 Janvier 2013

Extrait de l'émission "la tête au carré" - France inter - 24 Janvier 2013

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